Le secret de la cathédrale de Chartres
(suite)


Galerie des rois à la cathédrale de Chartres.

   Continuons à étudier une partie du secret et de l'ésotérisme de Notre-Dame de Chartres. L'enquête continue sur la façade principale où nous attendent 16 rois.

       Comme d'habitude, il est difficile de reconnaître des rois historiques. Pourtant, là encore, un monarque n'a pas le piédestal orthodoxe, car il est debout sur... un animal. (Le trait bleu marque le milieu de la façade).

      

       D'après le livre de référence « Les portails de la cathédrale de Chartres » de Jean Vilette, l'animal-support est un lion mais sa tête est manquante. La tribu d'Israël dite Maison de Juda avait pour emblème le lion ; or David fut roi de Juda avant de devenir roi d'Israël. La statue pourrait donc le représenter.

      

       Que ce personnage soit perché plus haut que ses homologues, c'est une façon d'attirer l'attention sur lui, de le mettre en valeur. Pourtant, sa tête est loin de dépasser celle des autres. Nous pouvons en déduire qu'il est petit de taille. Justement, les textes bibliques suggèrent que David était un petit homme.

 Le secret du roi David à Chartres.

       A regarder la photo, David est debout sur le sommet d'une colonne. Il est donc en affinité avec l'autre sculpture de David qui est la seule statue-colonne de la série. A suivre.

 

       Pourquoi joindrait-on l'objet « colonne » au roi David ?

 

       La colonne est inclinée comme pour suggérer une instabilité ; David aurait bien voulu bâtir un temple pour l'Arche d'Alliance mais Yavhé lui refusa ce privilège arguant qu'il n'était pas assez pur pour cela : c'est son fils Salomon qui le ferait.

 

       L'inclinaison de la colonne peut aussi symboliser la destruction du Temple (quand les 2 colonnes encadrant l'entrée sont tombées). C'est alors que l'Arche a officiellement disparu de la vie d'Israël…

 



Il est temps de se pencher sur les mystères du plan de la cathédrale pour en montrer quelques ressorts secrets.

 

       Le probable roi David de la grande façade est la 8ème statue en comptant de gauche à droite, et la 9ème en comptant dans l'autre sens.

 Esotérisme du plan de la cathédrale de Chartres.

Quel rapport avec l'ésotérisme du plan? Sur la nef, on attribue un numéro à chaque case. On voit que David est sur le bord de la 8ème case (étoile).

 

Si l'on observe le plan de la nef d'un point de vue purement logique, un détail nous saute aux yeux. La première travée est asymétrique en raison de la présence des tours. Chaque tour définit une case alors que, entre les tours,  il y a 2 cases. Cela représente une anomalie dans la régularité, deux cases indiquées du doigt par les concepteurs. Il en est toujours et partout ainsi : les éléments asymétriques portent le message secret.  Les deux cases en question sont les 8ème et 9ème, ce qui correspond aux  numéros de la statue.

 Le roi David sur le plan.

En distribuant l'alphabet (après un quart de tour sur la droite), on voit  que les deux tours, cases exceptionnelles, coïncident avec les lettres DA, deux premières lettres du nom David. (Il existe d'ailleurs une citadelle de la vieille ville de Jérusalem qui se nomme la « Tour de David »).

 

Les lettres DA symbolisent très bien le nom « Arche D'Alliance »(ADA). Comment les architectes n'auraient-ils pas prémédité ce fabuleux raccord ?

 

       Il devient clair que les créateurs de la cathédrale de Chartres accordent une importance particulière au roi David, au point de codifier sa présence. Ce roi a la caractéristique d'avoir régné à une époque où l'Arche d'Alliance était publiquement adorée. Il a dansé de joie à côté de l'Arche lorsque celle-ci est entrée à Jérusalem. C'est d'ailleurs David qui a choisi Jérusalem comme capitale de son royaume et lieu de résidence du coffre de Yahvé.

 

       Revenons à nos galeries des rois.
La façade ouest propose 16 rois, ce qui est 2 x 8.

       La façade sud propose 18 rois, ce qui est 2 x 9.

       Encore 8 et 9.

 

(Ce sont les deux seules galeries royales du monument.)

 

       Le total des rois est donc 34.

 

       Si l'on attribue un nombre à chaque case de la nef, la travée d'exception, la 1ère, totalise 1+8+9+16 = 34.

 

       Essayons-nous à la guématrie: on remplace chaque lettre par sa valeur numérique et on totalise les nombres. On découvre un résultat intéressant :

 

       ARCHE D'ALLIANCE + DAVID / DAVID = 3,4

(96 + 40) / 40=3,4.
C'est le dixième de 34.


Ce nombre 34 est précieux car il symbolise le mot ARCHE à lui tout seul. Si l'on travaille avec un alphabet à 25 lettres, sans le J, comme cela se faisait couramment, on obtient: ARCHE = 1+17+3+8+5 = 34.
      

       Les cathédrales comportaient chacune un grand labyrinthe qui était dessiné au milieu de la nef. On suppose que ces énigmatiques parcours sinueux symbolisaient le chemin du fidèle vers Dieu. Notre-Dame de Chartres est l'une des rares cathédrales à avoir conservé son labyrinthe ; on pourrait poser l'hypothèse que ce fameux labyrinthe circulaire marque un emplacement spécial. Il est sur les 12ème et 13ème case.

 Esotérisme de la nef de Chartres.

       Entre les cases 8 et 9 d'une part et le labyrinthe d'autre part se trouvent coincées les cases 10 et 11 dont la somme fait 21.Les constructeurs doivent tenir à ce que nous soyons sûrs de leur volonté de codifier ce dernier nombre puisque : 8+9+12+13 = 2 x 21.

 

       Et puis, tout simplement, le transept du monument se découpe naturellement en 21 cases.(Voir le plan ci-dessous).

 

       34 et 21 sont deux nombres consécutifs de la série de Fibonacci. Le rapport de deux nombres de la série donne le nombre d'or de plus en plus précisément au et à mesure qu'on descend la série. Par exemple, 34/21=1,619 alors que le nombre d'or fait 1,618.

 

       Le terme suivant de la série de Fibonacci est 55 ; on l'obtient par la somme 9+10+11+12+13 = 55. Et donc : 55/34=1,618.

 Plan de Notre-Dame de Chartres.

       La nef de la cathédrale contient ainsi une référence voilée au nombre d'or. Celui-ci nous mène à l'importance ésotérique du roi David et au grand mystère de son temps : l'Arche d'Alliance.

Des questions s'imposent d'elles-mêmes. Pourquoi les bâtisseurs de cathédrales prennent-ils la peine de codifier le coffre de Yavhé? Il faut bien que ces hommes aient possédé des informations qu'ils ne voulaient -ou ne pouvaient- révéler. Quelle était la nature de cet objet ? Où est-il caché aujourd'hui ?

 

       Voyons comment sont positionnées les deux statues de David lorsque l'on met les deux galeries des rois bout à bout. On compte les statues intercalées :

 

7st-----David----- 8st ----- David ----- 17st

 

On discerne les corrélations suivantes :

 

-17 est la moitié de 34, le nombre total de rois, etc...

 

-17 x 8 = 136, qui est la valeur numérique des mots ARCHE D'ALLIANCE + DAVID. C'est le récapitulatif de tout le dossier.

 

 

       Passons à autre choses. On repère sur le plan deux petits carrés qui sont à l'extérieur du monument (encadrés en rouge). Il est tentant de les considérer comme des cases réelles de l'ésotérisme du plan. Alors…

 

       On a un total de 60 cases, symbolique des proportions de l'Arche d'Alliance = 0,6. En effet, le coffre mesurait 2,5 x 1,5 x 1,5 coudées. Mathématiquement, on a: 1,5 / 2,5 = 0,6.

 Le secret du plan de la cathédrale de Chartres.

       Si l'on numérote les 60 cases de gauche à droite et de haut en bas conformément au système d'écriture occidental, la 60ème case est une des deux cases exceptionnelles. C'est évidemment voulu par les concepteurs pour qui les composants  anormaux, divergents ou asymétriques font office de pierre angulaire, de clefs d'ouverture du secret.

 

       Si l'on distribue l'alphabet sur les cases rectangulaires du plan, on remarque le D, initiale de David, qui tombe sur la première case excentrique.

 

       La seconde case excentrique, la 60ème du plan, porte la lettre H. De ACHE à ARCHE, il n'y a phonétiquement pas loin…

David et l'Arche, encore et toujours.

 

       Incroyable, non ?

 

Site officiel cathédrale de Chartres.